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Dora, en tant que travailleur obligatoire Nederlands |
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Van Hoey Albert, Dora,
en tant que travailleur obligatoire, |
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En consultant ma réserve de documentation, j'ai retrouvé deux témoignages de travailleurs obligatoire belges qui furent mis au travail près des galeries sous le Kohnstein, au cours de la période allant de 1943 à 1945 Le témoignage de Louis Wuyts, de Merxem (Anvers) : 17 pages manuscrites, qui me furent transmises, vers les années '90, par notre ami Armand Rinskopf, décédé le 17.12.1994. Le témoignage
d'Albert Aelbrecht, de St-Nicolas-Waes. J'ai reçu 3 pages manuscrites
fin novembre 2001, après une visite domiciliaire. Il logea dans une
aile de 75 623 - Albert Van Hoey |
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Témoignage de Louis Wuyts |
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« Je suis Louis Wuyts, né à Schoten le 16.01.1923, habitant Merxem. Le 14.01.43, deux jours avant mon 20ième anniversaire, je reçus une convocation de l'occupant allemand. J'avais à suivre une instruction de soudeur, au Rijnkaai à Anvers. Le 22 mars '43 je partais pour Hambourg. J'y fus mis au travail pour la firme « Stulchen und Sohn ». La vie y était encore passablement normale... jusqu'au jour où la ville fut bombardée, six jours et six nuits d'affilées. C'est alors que débuta
la misère. Après le premier bombardement nous étions allé en ville, à
Le 28 août '43 furent
amenés les premiers prisonniers, accompagnés de quelques S.S.. Les
prisonniers durent dormir dans les galeries, tandis que les S.S. dormaient
sous tentes, dressées à l'extérieur. Aussitôt débuta la construction
de baraquements pour les S.S., au pied de la montagne., quoiqu' encore
sans alimentation en eau. Celle-ci devait d'abord être terminée dans les
tunnels. Dès ce moment il arriva journellement des prisonniers supplémentaires.
Lorsque notre travail dans les tunnels fut terminé, nous ne pûmes plus y
mettre les pieds. Nous eûmes alors à installer l'arrivée d'eau au départ
de la station de pompage située + Lorsqu'après quelques mois les premières baraques furent prêtes, nous pûmes nous faire une idée de ce qu'allait devenir le camp. L'endroit qui, auparavant, n'était que bois et verdure, se trouvait maintenant plein de baraques et entouré de fils de fer barbelé, bientôt mis sous haute tension, reliant une série de miradors, pour accueillir tes gardiens SS. Tout contact avec les
prisonniers nous était interdit. Nous allions pourtant profiter de toutes
les occasions pour avoir un contact clandestin. Puisque journellement
quelques cent prisonniers avaient à nous aider au creusement des tranchée
et l'amenée des buses, nous étions bien obligés de les côtoyer. En
tant que soudeur, je devais chaque jour signaler au Kapo ou au Vorarbeiter
le nombre de prisonniers dont j'aurais besoin.. Pour une buse de Ce qu'il nous fut donné de voir ensuite, dépassera bien certainement l'entendement du « monde extérieur ». Tout au début il n'y avait encore que peu de cadavres, mais jour après jour cela empira ... au point que nous ne pûmes bientôt plus les contourner : il nous fallait bien les enjamber. Ce qui se passait presque journellement, surtout près de l'entrée du tunnel, c'était les 25 coups de triques au prisonnier puni. Le SS plaçait la tête du prisonnier entre ses jambes de sorte que, une fois le pantalon baisse, le grand et fort SS lui appliquait les 25 coups sur les fesses à la peau bien tendue. Les suites se devinent. Il y avait également ces appels journaliers, sur la place d'appel, des heures durant, été comme hiver. Celui qui ne tenait pas le coup était voué à la mort et était placé sur le wagonnet plat «ad hoc ». Dans les premiers mois, des camions venaient chercher les cadavres, pour incinération à Buchenwald. Le chargement des cadavres sur les camions - parfois 5 ou 6 par jour - était une vue insoutenable. Ce n'est que plus tard que fut construit un crématoire à Dora même, où je vis amener beaucoup de corps. A côté de la place d'appel, il y avait des latrines en plein air, mais recouverte d'un toit. Il arrivait que des hommes punis étaient placés, bien en vue en haut de ce toit, les bras en l'air des heures durant, dans la fétide puanteur du lieu. Des pendaisons avaient également lieu durant les heures d'appel, bien en vue des prisonniers. L'appel durait le temps nécessaire à une vingtaine d'SS., accompagnés de chiens, pour tout compter et tout contrôler dans le camp. Même un vieux seau retourné était soulevé ou envoyé au loin, pour s'assurer qu'aucun prisonnier ne s'était caché dans un trou, sous le seau. Les évadés repris étaient affublés d'une cible rouge et blanche sur le costume de bagnard, une cible tentante. Des spectacles à vous faire pleurer. A propos de nourriture:
c'était l'hiver et le sol était verglacé. Un groupe de prisonniers
avait dû aller chercher les « Kübels » de soupe à la cuisine. Deux
d'entre eux avaient à porter une grande cuve. A peine sortis, ils glissèrent
et tout le contenu se répandit sur le sol gelé. Tous ensemble ils se ruèrent
dessus, chacun essayant de récupérer un peu de cette précieuse soupe,
à la cuillère, avec les mains, ou même en léchant le sol.. Les SS.
accoururent frappant de la crosse du fusil à la ronde. Mais les
malheureux n'y prenaient garde, la faim les avait rendus insensibles, certain
jour, j'étais en train de souder dans le fond de la tranchée. J'entendis
crier et je vis au travers de mes lunettes de soudeur, un gardien SS
tenant un verre et une bouteille de « Schnaps » II demanda si j'aimais
une petite goutte. J'hésitai, car je n'avais pas confiance. Mais il
insista, disant que je ne devais pas avoir peur. J'en En notre bulletin précédent 2005-3 nous entamions le témoignage de Louis Wuyts, de Merxem, qui résidait alors à Niedersachswerfen et qui travaillait comme soudeur dans et aux environs des tunnels de Dora. En voici la suite (Albert van Hoey) « II arriva également qu'un Kapo devait venir travailler pour nous, avec son équipe. Il possédait une gourde contenant du thé au rhum. Nous sommes rentrés chez nous en chantant. Lorsque la conduite
principale fut terminée, l'on ouvrit le robinet principal et l'eau
atteignit l'endroit où la conduite se séparait en trois sous-conduites
à robinets, dans un puits maçonné et coiffé d'une dalle de couverture.
Tout-à-coup, l'eau jaillit hors du boisseau : le premier robinet devait
être fermé au plus vite. C'était l'hiver et l'eau était glaciale. Le
« Meister » Bergstedt demanda qui voulait bien descendre dans le puits
pour y fermer le robinet, mais personne ne réagit. Alors il promit 1 jour
de congé...puis 2 ...puis 3 ...puis Certain matin, nous allions quitter notre camp pour nous rendre au tavail, à quelques 20 minutes de marche. Mais, cette fois, quelques SS et le « Lagerführer » se trouvaient à la sortie. Nous dûmes présenter notre « Ausweis » (laissez-passer). Ceux qui figuraient sur leur liste durent rester, tandis que les autres purent se rendre au travail. Quelques heures plus tard nous avons revu nos amis: rasés et revêtus du costume de bagnard. Je n'ai jamais su pourquoi. Mais je me doute quand même de la raison : il nous était défendu d'écrire quoi que ce soit de ce que nous voyions ou entendions ici. Nos lettres étaient censurées. Il est probable que ceux-là avaient contrevenu au règlement. Lorsque, plus tard, parvinrent encore des lettres de leurs familles, notre chef-payeur (Celui qui nous payait notre salaire hebdomadaire) nous proposa de les faire parvenir, en fraude, aux intéressés. Le chef-payeur fut lui-même arrêté pour cette raison et il le paya de sa vie, quelques mois plus tard. Pour une raison similaire, André Bultinck eut plus de chance : II était fils de fermiers et il recevait de nombreux colis contenant, entre autres, du tabac. Il voulut faire plaisir à un prisonnier en lui passant un peu de tabac. Il fut malheureusement attrapé. Toutefois, notre « Meister » Bergstedt - qui avait lui aussi, précédemment, profité des largesses d'André - intervint pour le sortir du pétrin. En raison du contrôle précité, nous prîmes peur : unanimement, nous décidâmes de nous présenter à l' «Organisation Todt ». Nous pensions tout plutôt que mourir dans un camp de représailles. Nous devions, pour cela nous rendre à Nordhausen. Mais lorsqu'ils apprirent d'où nous venions, nous rumes promptement renvoyés. Vu après coup : Dieu merci ! J'ai encore eu de la chance, à l'une ou l'autre occasion. Un jour j'étais en train de souder, tandis que mon frère Henri et Jef Everaerts se reposaient, comme convenu. J'étais éreinté. Lorsque ce fut à mon tour de me reposer je leur demandai de bien surveiller. Tout-à-coup, je reçus un coup de pied dans le côté et me réveillai : l'officier SS, Schmidt, se trouvait à mes côtés. Nos amis avaient été distraits et ne l'avaient pas vu venir. Je dus me rendre au bureau pour m'expliquer. Un autre SS dut aller chercher mon patron, Bergstedt. Celui-ci put me tirer de ce mauvais pas en arguant de ce que j'étais son seul soudeur. Le résultat fut que je dus apprendre à souder aux autres, notamment aux Belges Alfons De Zeeuw, Jef Everaerts, Jos Dierickx et Hubert Commeyne. On nous donna aussi beaucoup de travail, car plusieurs baraques des SS devaient être pourvues d'eau au plus vite. Il nous fallut travailler, un jour et une nuit - jusqu'à 10 h.du matin—sans discontinuer, pour terminer le travail. Un jour, lorsque j'étais encore le seul soudeur, je tombai malade. Bergstedt voulut malgré tout me sortir du lit ; mais je ne tenais plus sur mes jambes. Alors il me menaça d'appeler les SS. Il me dit que je serais envoyé au camp disciplinaire, par-delà la colline. J'étais tellement malade que je ne réagis même pas. Heureusement ce ne resta qu'une menace. Trois jours plus tard j'étais à nouveau au travail. J'allais oublier de raconter que nous sommes venus ici sous la conduite d'un certain Georges. Plus tard vint également Bernhard, un bon soudeur et Allemand, à ce qu'il disait. Deux mois plus tard, Joop Maas, un Hollandais, se mit à invectiver les Allemands. Bernhard l'avait entendu et se mit tout-à-coup...à parler néerlandais, pour avertir Joop qu'il avait désormais à faire attention à ce qu'il disait, sans quoi « il aurait des nouvelles ». Pour expliquer sa connaissance du néerlandais, il raconta que son épouse était Hollandaise. Je persiste à croire qu'il possédait lui-même cette nationalité. Peu après, il « partit en congé » .. et nous ne l'avons plus jamais revu. Nous avions également un contremaître allemand ayant jambe de bois, Robert Schafer. Celui-là était plutôt bon et nous procurait parfois de quoi manger. Lorsque fut venu le temps d'arracher ses pommes de terre, il nous demanda de venir l'assister. Il nous promit de la nourriture de qualité, matin et soir. Il tint parole. Le matin, dès 7 heures, nous recevions déjà à manger et également vers 10 heures, sur le champ. Vers 13 heures, l'après-midi, une petite charette nous apportait de la nourriture chaude. Le soir nous avions encore du pain et un délicieux gâteau . Vraiment un gros succès ! « Meister » Bergstedt était aussi invalide de guerre : énucléé d'un œil, et une cicatrice allant de l'oeil jusqu'au menton. Un jour, nous vîmes exécuter sept militaires italiens, en uniforme, juste avant l'appel. On nous dit qu'ils faisaient la grève pour protester contre leur ration de famine .. et qu'ils avaient tout simplement été fusillés «pour l'exemple » ! C'est dans ce même but que la potence était dressée bien en vue de la place d'appel et que régulièrement des prisonniers y étaient pendus. Eh oui ! Lorsque vous êtes affamés, tout vous est possible. Cela nous est aussi arrivé lorsqu'un soir un camion entra au camp rempli de nourriture. Malgré la présence de miradors nous avons tout de même ouvert le camion. Heureusement, l'obscurité régnante nous servit de couverture et tout se termina sans suite fâcheuse. Dora fit aussi office de camp de transit, à l'occasion. Certain jour, une centaine de femme prisonnières y furent amenées ; la plupart étaient des Tsiganes en provenance de Vienne. Elles furent rassemblées, avant l'appel et le groupe fut ceinturé de SS et leurs inévitables chiens. Elles furent vite remarquées par les Tsiganes masculins, prisonniers depuis longtemps. Parmi ces demiers se trouvaient des garçons qui reconnurent, qui leur sœur, qui leur mère ou leur fiancée. Ils se mirent à pleurer et à crier et tentèrent de s'approcher d'elles. Mais toute approche était impossible : ils furent refoulés à coups de triques et de vociférations. Les femmes dormirent toute la nuit dehors, sous surveillance, et elles sont reparties le lendemain . J'ai eu, durant quelque temps un de ces Tsiganes comme aidant. Comme souvenir, il m'a remis son portefeuille. Il est toujours en ma possession. Tout au début, les prisonniers nous démandaient quelqu' argent ; avec cela ils pouvaient se procurer l'une ou l'autre chose à la cantine ou à la cuisine. Comme il vint bientôt trop d'argent en circulation, les SS émirent eux-mêmes de la « monnaie de camp », de sorte que nous ne pûmes plus venir en aide â ces malheureux. Parmi eux se trouvaient Karl Horvath et son beau-frère Karl Vadosch. Karl me demanda d'écrire à ses parents pour leur demander d'envoyer des colis de vivres à mon adresse. Cela réussit et je n'eus pas trop de peine à frauder cette nourriture à l'intérieur du camp. Ensuite il me demanda d'écrire à ses parents, pour leur faire savoir où ils pourraient rencontrer son beau-frère Karl, qui partait régulièrement travailler hors du camp. J'ai toutefois pu l'en dissuader. Il insistait pourtant, me promettant tout ce que je voulais. Son père , éleveur de chevaux de course, était un des plus riches de Vienne. Malgré cela, je n'ai pas osé le faire : avec la censure des lettres, cela était bien trop risqué. Et ainsi nous arrivons à la phase finale de la guerre et de notre vie à Dora. Les 3 et 4 avril 1945, la ville de Nordhausen, toute proche, fut bombardée. Déjà alors, les SS avaient transporté de nombreux prisonniers, en des wagons. Deux jours plus tard, un Allemand revint au camp et nous raconta que les SS abattaient les prisonniers, pour leur plaisir. Et c'était effectivement vrai, comme je l'appris plus tard. Après le bombardement du 4 avril, nous sommes allé voir Nordhausen. Sur le chemin du retour nous avons rattrapé un groupe de réfugiés allemands, en route vers les tunnels de Dora, pour y trouver un protection contre les bombes. Parmi eux, une vieille femme, avec 2 grandes filles et 2 petits enfants : un garçonnet de 6 ans et une fillette de 7. Elle nous demanda de les accompagner jusqu'aux tunnels. Lorsque nous les avons reconduits chez eux, la femme nous promit de quoi bien manger. Mais, arrivés à la maison, ils virent qu'elle avait été pillée, probablement par les Russes, qui logeaient un peu plus loin dans un camp. Même de l'habillement avait été emporté. Par pitié je les ai tout de même aidé. En remerciement, je pus rester manger chez eux. Alors que je me trouvais à table, entrèrent 2 soldats américains. Ils crurent que j'étais un Allemand évadé. C'est pourquoi je dus les accompagner jusqu'à leur « bureau » où siégeaient un Américain et un Belge, Wallon. Comme je ne parlait pas français, selon eux je ne pouvais être Belge ! Je réussis cependant d'en sortir et de rejoindre notre camp. Le jour suivant nous dûmes faire nos bagages, et nous pensions que nous serions bientôt rentrés à la maison. Mais, non ! Nous fûmes rassemblés au camp de Dora et ...attendre,.. .attendre. J'y ai fait une drôle d'expérience avec Jef Everaerts. Notre contremaître, Robert Schäfer, nous avait demandé de venir manger chez lui. En ce temps-la, tout Allemand devait être rentré avant 21 heures. Nous-mêmes, nous quittions après 21 heures pour rentrer au camp, à deux sur le vélo de Robert. Tout-à-coup, « Halte ! ». Deux Américains nous firent stopper et nous demandèrent notre « Ausweis ». Nous dûmes nous placer contre un mur et... ils nous mirent en joue. Nous tremblions de peur : allions-nous mourir ainsi, après avoir été libérés ? Mais, brusquement, les Américains se mirent à hurler de rire .. ;et nous firent signe que nous pouvions continuer. Nous nous sommes mis à courir sur les 200 mètres qui nous séparaient du camp. Nous avons tous bien ri lorsque nous avons raconté notre aventure, pas le moins pour le vélo que nous avions dû abandonner. Celui-là était volatilisé ! Encore un mot au sujet des fameuses armes secrètes. Ce qui, à la libération, se trouvait prêt à être transporté, est inimaginable. Nous n'avions toutefois plus accès aux tunnels. Ceux-ci étaient désormais gardés par des Américains. Il me revient encore quelques faits vécus : Certain matin, au moment d'arriver en haut du camp avec notre matériel pour les conduites d'eau, nous vîmes tout-à-coup un prisonnier pendu aux fils de clôture, carbonisé par le courant électrique. Il avait tenté de s'évader. Il nous était toutefois défendu de nous occuper de ces choses-là. Une fois nous avons eu bon. C'est lorsque nous avons vu le gros SS avec le poignet droit dans le plâtre ... le jour après qu'il eut administré les 25 coups de bâton ! Il arrivait souvent que nous jetions des mégots de cigarettes dans les parages des prisonniers, car il était strictement interdit de leur donner des cigarettes. Nous les voyions alors se jeter dessus, parfois à dix à la fois. L'heureux prisonnier qui mettait la main dessus en tirait alors une longue bouffée, avant de le passer aux autres. Cela, les Kapos et Vorarbeiter le laissait parfois passer, alors que, pour de multiples autres raisons, ils les battaient fréquemment. Il y en eut, malgré tout, un qui se montrait plus complaisant ; c'était un Polonais,... peu-être bien arrêté pour contrebande de porcs. Un jour, nous devions exécuter un travail dans un autre camp. Je crois que c'était Harzungen. Rinus ,un Hollandais, et moi devions loger à l'hôtel. Ici, l'on nous a servi, par quatre fois, une assiette de soupe aux pois. Une aubaine ! Nous avons aussi pu constater que certains prisonniers échangeaient leur pauvre morceau de pain... pour des cigarettes ! Incompréhensible. Après la libération, nous sommes encore restés plusieurs jours sur place, jusqu'à ce qu'enfin nous avons été rapatriés ; le 23 mai nous arrivions à Huy. Un jour ou deux plus tard, nous étions à la maison. Conclusion : « Plus jamais cela ! » (s.) Louis Wuyts. |
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Noms |
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Bultinck
André Commeyns Hubert De Zeeuw Alfons Dierickx Jos Everaerts Jef 1, 2, 3 Horvath Karl Maas Joop Rinus Vadosch Karl Van Kempen Jan Wuyts Henri |
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Camps |
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Hambourg Niedersachswerfen Kohnstein Dora |